Les Français tombent amoureux des fast-foods gourmets

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D’après une enquête de Gira Conseil, en 2013, la Consommation alimentaire Hors Domicile (CHD) en France a généré un chiffre d’affaires de 87,2 milliards d’euros, représentant une croissance de 0,58 % par rapport à 2012. À noter que la CHD regroupe aussi bien les données de la restauration en salle que celles de la vente à emporter.

La restauration rapide toujours courtisée

La restauration traditionnelle semble s’essouffler en France au profit de la restauration rapide. En 2012, Gira Conseil avait déjà constaté que le service au comptoir dominait le secteur. Cette hégémonie est confirmée en 2013 puisque l’année dernière, la restauration rapide s’est octroyé 54 % de parts de marché. Pour Bernard Boutboul, président de Gira Conseil, il n’y a pour l’heure aucun signe de retournement de la situation. Autrement dit, la restauration rapide va continuer à imposer sa domination dans l’univers de la Consommation Hors Domicile, laquelle ne cesse de voir ses ventes augmentées. Pour preuve, en l’espace de 5 ans, le nombre de repas consommés hors domicile a augmenté de 12,5 % pour venir se poser à 9,643 milliards de repas servis.

Les Français de plus en plus exigeants sur la qualité en restauration rapide

Toujours d’après Bernard Boutboul, la croissance ne concerne pas tous les établissements de la restauration rapide. Ceux qui rencontrent le succès proposent une carte et des tarifs situés entre le moyen et le haut de gamme. Ce type d’enseignes enregistre une affluence largement supérieure à la moyenne globale. Cette tendance est confirmée par leurs chiffres d’affaires qui ont augmenté en 2013 de 12 % voir 13 %. A contrario, les fast-foods typiques, dont l’offre est souvent associée à la malbouffe, ont vu leurs recettes reculées de 10 %.

Plus que jamais, un bon rapport qualité-prix est sollicité

De plus en plus, le public répartit les enseignes à service rapide en 2 blocs. Il y a celles qui font de gros efforts pour soigner leurs offres (formules, cartes, recettes…) et celles qui n’accordent d’importance qu’aux profits. Ces dernières privilégient les faibles tarifs au détriment de la qualité, donnant à leur clientèle l’impression qu’elle se fait avoir. Conséquence, celle-ci ne revient plus dans ces établissements. Bernard Boutboul prévoit qu’à terme les adresses qui ont préféré se focaliser sur leurs marges sont vouées à disparaître ou à être rachetées par celles dont la primauté est la qualité, quitte à ce que leurs marges soit minimes.

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